Choisir un tableau : notre guide pratique

On ne le dira jamais assez : la décoration d’intérieure, c’est d’abord et avant tout, un équilibre entre la fonctionnalité des objets et leur inutilité. En ce sens, l’inspiration vagabonde entre plusieurs influences, au gré des humeurs.

Avec les tableaux, on touche à l’un des points les plus personnels d’une décoration. Non-content de tonifier vos murs, ils seront aussi l’empreinte de votre personnalité.

 Styles, thèmes, couleurs, mais aussi le choix des différents cadres et l’agencement de votre tableau, on vous dit tout ici, avec, en plus, nos petits conseils « entretien » pour profiter au mieux de vos précieuses acquisitions.

1. Quels sont les différents styles de tableaux de décoration les plus populaires ?

Pour ce qui est du style, on peut dire qu’on aura l’embarras du choix. Désormais, entre les productions classiques et les offres plus pointues, chacun pourra, au gré de ses humeurs, habiller ses murs selon les exigences esthétiques de chacune de vos pièces.

Si l’on veut changer d’air en un clin d’œil, on se tournera vers des tableaux Street Art, ludiques et chatoyants, mais également vers des tableaux Photos, qui nous plongent immédiatement dans des univers originaux en capturant le réel.

Très tendance, les cartes et les plans de ville, en mode poster, vintage ou plus récent, qui imprime leur esprit Urbain.

Pour une empreinte géométrique et contemporaine, on misera sur des tableaux modernes ou abstraits, avec un ensemble de formes et de lignes saillantes, assurées, aux textures et aux couleurs en décalage avec votre mobilier de salon, par exemple.

Un must de chic dans ce style : les tableaux en Noir et Blanc, monolithiques et imposants.

Plus traditionnels, la large gamme de tableaux aux influences impressionnistes, ou des tableaux de pure Décoration.
Illustrations à la main, portraits, représentations de la nature, clichés de paysages ou de villes, toute une pléiade de possibilités d’accords s’offrent à vous.

Une idée moelleuse et cosy : dans la cuisine, un peu d’art Rétro, avec des rééditions de publicités anciennes ou de compagnies aériennes, offrira à vos murs la patine du vintage.

2. Quel thème choisir ?

Attention : on ne perd pas l’objectif principal et stimulateur. On est là pour embellir sa pièce et ne pas en faire une galerie de curiosités indigeste. Un thème par pièce, et une unité globale des thèmes.

  • Le thème Scandinave : 
    La tendance sobre et élégante respire les pastels, les tons sans agressivité, les bleu clairs, les gris ou les verts d’eau. On privilégiera les motifs géométriques, la pureté des lignes, la simplicité des formes. De l’abstrait, sûrement. 
  • Le thème Classique :
    Évidemment, de l’impressionnisme ou des représentations picturales. De la botanique avec des reproductions, voire même des dessins. Pas d’esbroufe donc.
  • Le thème Industriel :
    Un côté naturel mais aussi très brut est à l’honneur. Noir et Blanc, ou alors Street Art, peuvent parfaitement s’intégrer aux matériaux les plus baroques. Avec un peu d’audace, les plus aventureux iront agrémenter l’ambiance avec des tableaux vintage.
  • Le thème Rétro :
    Reproductions de publicités, inspirations Pop-Art, couvertures anciennes de magazines et bien sûr nos fameuses cartes d’orientation ou des plans de villes, se chargeront de rendre presque ludiques tous vos murs.
  • Le thème Moderne :
    Ou contemporain. Ici, grands modèles, monochromes, couleurs franches, voire flashy, on ne s’interdit rien du moment que l’on respecte cet impératif : pas de représentation picturale mais juste des lignes et de la forme, en approchant au plus pur de l’esthétique. En résumé, du minimalisme et du design sans concessions, et cela, sur un pan de mur du salon, ou plus tendance, dans une cuisine à l’esthétique sobre.
Lampadaire ASYMETRIC
Lampe de Table ALFAJARIN
Lampe de table TRIMETRIC
Applique COBEN 2

3. Comment bien choisir les couleurs de son tableau ?

En ce domaine, on aurait tendance à penser que tout est permis. Sur le papier, c’est vrai. Dans la réalité, beaucoup moins. Même si l’éventail de combinaisons s’élargit selon l’inspiration, on retiendra quelques règles non-négligeables à suivre pour ne pas froisser l’œil et éviter la faute de mauvais goût. On vous aiguille avec un petit lexique des couleurs les plus fréquentes en décoration d’intérieure. 

En général, les blancs, les noirs et les gris aiment jouer solos. Peut-être avec un peu de pastels, mais avec parcimonie. 

Au sujet des pastels, les associations de couleurs sont infinies. On pourra donc se permettre les associations les plus osées avec toutes les autres couleurs, même les plus crues.

Pour les couleurs primaires, pas d’assemblages hasardeux, à moins que vous ne vous preniez pour Mondrian. 

On misera plutôt sur des déclinaisons en dégradés qui, à l’œil, paraîtront plus douces et plus homogène. Des monochromes, oui, mais de grandes tailles, toujours. Enfin, attention à l’abus de dorés et d’argentés, qui ont tendance à fatiguer le regard. Trop clinquants, trop ostentatoires, on les installera avec parcimonie et surtout, on sera attentif à la qualité de leur facture.

Le nuancier de base :

  • Avec le noir, on mise sur la classe, le chic et l’élégance. Simples rappels ou formats plus conséquents, ce sera toujours un atout de raffinement. Il est l’allié parfait d’une décoration maîtrisée, tout particulièrement pour les salons.
  • Avec les gris et les blancs, on ira embellir les salles de bains, les chambres sobres, et pourquoi pas les toilettes ? 
  • La douceur de roses et des mauves doit être réservée aux chambres d’enfants, à une buanderie ou à un dressing. 
  • Pour les marrons, les chocolats ou les taupes, on veillera à la grandeur des pièces. Absorbants la lumière, il leur faut capter la luminosité. Salle à manger ou grand salon seront parfaitement adaptés. 
  • Le rouge, les oranges et les jaunes, grâce à leurs caractères flamboyants, seront réservés aux pièces de vie animées. Une cuisine, une entrée, une salle de jeux, par exemple. 
  • Avec la couleur préférée des français, le bleu, place à l’imagination et à l’audace. Mais pour gagner en luminosité dans un couloir, on n’hésite pas, il n’y aura rien de mieux. 

4. Pourquoi choisir un cadre pour son tableau décoratif ? Et lequel ?

De prime abord, on fera confiance à un spécialiste pour encadrer son tableau, ses affiches, ses reproductions. Avec l’aide d’un professionnel, on pourra alors être orienté pour avoir un large panel de propositions et ainsi faire son choix en toute quiétude selon les exigences de votre intérieur et de vos goûts.

Outre les classiques cadres en bois, on trouvera des cadres en aluminium, plus légers et souvent moins onéreux.

Pour les cadres en bois, de nombreuses nuances existent et ce sera selon les couleurs du fond de votre tableau. 

Par exemple, avec un fond clair, on utilisera un bois plus foncé. Et inversement. Chêne, hêtre, pin, le choix des matériaux se pose là.

Les cadres en aluminium, résistants et plus légers peuvent se parer de dorure et d’argenté, de blanc ou de gris. Quant aux couleurs, attention aux mauvais accords. Nous verrons que c’est l’éclairage qui sera décisif.

Enfin, un petit mot sur les cadres en PVC (en plastique), qui certes sont très peu onéreux, mais vieillissent mal et rendent une patine pour le moins peu flatteuse.

5. Comment éclairer finement son tableau ?

La mise en lumière, non content de révéler les couleurs et l’originalité de l’objet, va réchauffer l’ensemble esthétique du mur en concentrant un point actif et chaleureux.

Parmi les choix possibles, il existe en réalité trois options :
 
  • Les pinces que l’on peut apposer sur le châssis du tableau et que l’on pourra orienter comme bon il semble.
  • Les réglettes de led apposées en haut ou en bas du tableau qui donneront un effet de rideau de lumière.
  • Les appliques murales incrustées au mur qui rehausseront le côté chic de la mise en beauté de votre tableau.

6. Quelles sont les tailles standards de tableaux décoratifs d’intérieur ?

La déclinaison des tailles est bien sûr au regard de la place dont vous disposez. Pas besoin de longs discours, pour les tailles, suivez le guide (en cm) :

  • A3 (29,7 X 42)
  • A2 (42 X 59,4)
  • A1 (59,4 X 84,1)
  • Le format carré : 50 X 50, 40 X 40, 30 X 30, etc.
  • 50 X 40
  • Le format rectangulaire : 50 X 70

7. Quelle taille de tableau choisir ?

Avec un peu de bon sens, et surtout un bon mètre, rien de plus facile. La règle étant tout de même de ne pas trop surcharger votre mur et l’espace disponible.

Vous n’aurez donc qu’à mesurer les cotes de vos murs pour ensuite adaptez vos cadres, en panachant vos choix avec, par exemple, une galerie de cadres ou de tableaux avec des dimensions différentes. 

On notera que lors de votre installation, les proportions soient respectées. Il est bon de savoir que dans le cas contraire, on se risque aux problèmes suivants : un effet grossissant si on choisit un petit cadre pour un grand mur. Ou un effet rapetissant si on dispose une multitude de tableaux sur un petit mur.

L’astuce pour le bon équilibre, vous le trouverez ici :

  1. On mesure la largeur de son mur.
  2. On multiplie le nombre par 0,57 pour obtenir le ratio idéal.
  3. On choisit son tableau de type « standard » au plus proche du résultat.

8. Un dilemme : l’emplacement parfait.

L’emplacement parfait existe, et bien que l’on pourrait penser que cette une histoire de goûts, saviez-vous que l’emplacement idéal c’est surtout une histoire d’arithmétique ? 

Effectivement, il est possible de le connaitre en effectuant des simples mesures.  

Et pour un rendu et un résultat qui satisferont aux règles de l’équilibre, la hauteur parfaite se trouve à 145 cm à partir du sol. Rien de plus, rien de moins. Cependant, un bémol. Si votre plafond se trouve un peu bas, on aura tendance à rajouter quelques centimètres au point d’accroche.

Pour faire simple :

  • On mesure 145 cm à partir du sol et on obtient le point de milieu de son tableau.
  • On mesure la longueur de son tableau et on la divise par deux. Ce sera notre valeur A.
  • On retourne son tableau, on prend la face arrière, et on tend le cordon de fixation tel qu’il sera accroché. On mesure ensuite la distance entre notre codon tendu (à partir du point d’accroche) et le sommet de notre cadre. Ce sera notre valeur B.
  • On ajoute 145 à A, et on déduit B. Ainsi, on obtiendra le point de hauteur exact où on plantera notre crochet.

Notre méthode infaillible pour centrer harmonieusement ses tableaux.

Premier croquis : dans un escalier.

Deuxième croquis : pour un triptyque sur un mur classique.

Troisième croquis : au-dessus d’une cheminée.

Quatrième croquis : au-dessus d’un canapé, en plan serré.

9. Comment accrocher en toute sécurité son tableau ?

Ici, c’est le rapport poids/support qui sera à surveiller. 

Choisissez le support qui correspond le mieux à votre tableau.

  • Pour un crochet, on envisagera une charge comprise entre 0 et 13,5 kg. 
  • Pour deux crochets, on envisagera une charge comprise entre 13,5 et 22 kg.
  • Pour trois, on envisagera une charge comprise entre 22 kg 45 kg. 

On se munie de son meilleur marteau, de son plus beau niveau à bulle et d’un joli crayon de bois bien stylé avec une gomme intégrée.

10. L’entretien de mon tableau.

Prendre soin de ses tableaux, c’est aussi leur accorder un peu de temps. Et d’huile de coude !

Pensez à investir dans un plumeau et à régulièrement épousseter la surface ainsi que la tranche supérieure de votre tableau (celle où s’accumule la poussière et qui, au fil du temps, rendra plus friable la toile).

La lumière directe, le rayonnement solaire, seront les ennemis des couleurs de vos tableaux. On évitera donc de les installer face aux fenêtres et si vous percevez une modification des pigments, pensez à les déplacer régulièrement.

11. Comment nettoyer mon tableau en un tour de main ?

Exception faite des tableaux réalisés à la peinture acrylique, beaucoup plus délicats à traiter, et où nous vous conseillons de faire appel à un professionnels, les tableaux classiques à l’huile peuvent s’entretenir avec un mélange assez simple à réaliser.

La décoction se compose de 50% d’huile de lin rectifiée et de 50% de térébenthine. Une fois la préparation bien mélangée, on imbibera son éponge ou mieux, une peau de chamois, plus délicate (un chiffon doux, mais de bonne qualité, pourrait faire l’affaire, et passer le sur toute la surface du tableau de bas en haut verticalement, sans insister sur la pression exercée).

Vous devriez constater de beaux résultats avec des couleurs retrouvés et un éclat juvénile.

Une dernière recommandation : oublier l’astuce du savon de Marseille, qui, à force de répétitions aura tendance à endommager votre toile en la séchant.

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